Retour sur Elliptic City

27 11 2008

L’air du monde contemporain devient décidément irrespirable.

Je savais déjà que le réchauffement climatique entraînait la fonte de la banquise et la montée des océans. je n’ignorais pas non plus que la disparition de la couche d’ozone et la persistance du phénomène El nino comportaient de graves dangers de divers ordres. Et j’avais aussi entendu parler de la disparition des espèces et de ses innombrables conséquences. De tout cela, oui, je l’avoue, j’avais été correctement, régulièrement informé.

Mais hier, j’ai appris avec un certain effarement que nous ne pourrons bientôt plus nous reproduire. Ce qui commence à faire beaucoup pour notre génération, avouez-le… Au passage, nous remercions chaleureusement nos parents pour le leg de ce merveilleux univers (je ne leur mettrai pas sur le dos la crise financière car certains inconscients de Wall Street, de la City ou du Palais Brongniart sont des bambins de mon âge).

Alors, face à ce cataclysme généralisé, moi (tout comme certains personnages de l’auteur de science-fiction Ballard), je songe sérieusement à me retirer de l’enfer post-moderne. Oui, j’y songe très sérieusement. Je ne plaisante pas. Après tout, il doit bien exister ici où là, encore et toujours, quelques havres de paix où se ressourcer, un eldorado imperméable à l’actualité, hors de portée de la mitraillette des nouvelles et des dépêches.

Justement, je vous signale Elliptic City…

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Présenté pour la première fois en 2006 par le cabinet d’architecture et d’urbanisme suisse, Bernard Tschumi, le projet a été conçu pour la République de Saint-Domingue. Elliptic City doit notamment accueillir le Centre financier des Amériques dès 2010. La ville, pleinement insérée dans la végétation, ressemblera à une sorte de flipper de café gigantesque ou alors peut-être à une construction de légos lumineux et colorés qu’on a envie de mettre dans la bouche. Le site – de 3 000 hectares, sera découpé en carrières elliptiques (d’où le nom) creusées dans la nature, qui accueilleront des immeubles de bureau mais aussi des hôtels, des habitations, des écoles… Une ville à part entière, une ville écologique, posée dans le décor avec délicatesse, dans le souci de préserver les ressources naturelles et le littoral.

Pour ceux d’entre vous, chers lecteurs, qui seraient intéressés par cette aventure, cette oeuvre de civilisation, je vous joins le lien vers l’Ambassade de la République Dominicaine en France. Au cas où vous souhaiteriez demander l’asile politique ou bien obtenir le statut de réfugié climatique.

http://www.amba-dominicaine-paris.com/index1.htm

Charles Comman/Otto Lustig