Affaire de cannibalisme aux USA

18 12 2008

C’est une histoire digne des pires films d’horreur. Le 8 octobre dernier, la police arrête un homme après avoir découvert des restes humains à plusieurs endroits de son appartement de Kansas City. Avant d’être interpellé, Nicholas Rodge était en train de se faire cuire un morceau de viande dans une poêle.

Selon le Dr Angel Vardakas, chef du service médico-légal du district, le muscle retrouvé dans la poêle et cuit avec des quartiers de citron vert, correspond à un des morceaux manquants du corps de la petite amie de Nicholas Rodge.

Ce cas de cannibalisme est le second recensé aux Etats-Unis depuis le début du mois de juillet. D’après l’agence Reuters, 36 cas de cannibalisme ont été révélés par la presse à travers le monde, depuis le mois de juin dernier.

Charles Comman/Otto Lustig





Et encore une affaire de cannibalisme

4 12 2008

Ces derniers jours, l’enquête de la police piétinait. Toutes les pistes un tant soit peu sérieuses avaient dû être abandonnées, faute d’éléments concrets. Les autorités commençaient à être montrées du doigt par les médias et le commissaire en charge des investigations, tout penaud, avait même été contraint de formuler des excuses publiques aux proches de la victime.

Finalement, une jeune femme s’est rendue avant-hier dans un commissariat de Tepas, une petite ville du Mexique, pour dénoncer son mari. D’abord accueilli avec incrédulité, son témoignage a fini par éveiller les soupçons.

Jésus da Silva, un petit patron de 45 ans et son assistant Luis Quinteras, 29 ans, entretenaient jusqu’alors une relation de confiance. En raison de cette proximité, les autorités n’avaient absolument pas soupçonné le jeune homme.

« Avec le temps, ils s’étaient liés d’amitié », assure cet ex-employé. « Jésus le considérait un peu comme son fils. Je ne comprends pas du tout ce qui s’est passé. Je ne peux pas parler. Comment est-ce que c’est possible une chose pareille ? »

L’homme est passé aux aveux au cours d’un dîner en famille.

A la sortie du commissariat, son épouse raconte : « Il ne mangeait plus rien et puis on n’avait plus de nouvelles de Jésus. J’ai insisté plusieurs fois pour savoir ce qu’il devenait mais il refusait de me répondre. Il me disait sans arrêt : je ne sais pas, je ne sais pas. »

Luis Quinteras rentrait chez lui après le travail, comme si de rien n’était. Il mangeait les restes de son patron le midi, et le soir, vivait normalement sa vie de famille avec sa femme et leurs trois enfants.

Charles Comman/Otto Lustig





Nouveau cas de cannibalisme

27 11 2008

Un homosexuel de Californie a été arrêté et inculpé du meurtre d’un homme, dont il aurait par ailleurs consommé une partie du corps.

Le présumé coupable n’est pas n’importe qui, puisqu’il s’agit d’un ancien détenteur du titre de Mister Gay USA. Richard Martin Mowton est aujourd’hui âgé de 30 ans et travaille pour la société organisatrice du concours de beauté. Selon la police, la victime, Craig Edenfield, âgé de 27 ans, a été tué et son corps dépecé pour être mangé par son meurtrier. Une partie de la jambe du mort aurait été retrouvée découpée en petits morceaux dans la cuisine de la maison où gisait le corps.

Les deux hommes se seraient rencontrés par l’intermédiaire d’internet.

Charles Comman/Otto Lustig





Une histoire de cannibalisme

22 11 2008

Avant-hier, quand les policiers sont entrés chez Armando, ils ont d’abord été surpris par l’odeur. « On aurait dit qu’on pénétrait dans une décharge tellement ça empestait », souffle Emilio Solis, commissaire de police.

Dans la cuisine, posée sur une plaque de cuisson encore brûlante, les enquêteurs ont trouvé une casserole contenant des quartiers de viande. Sur la table de la salle à manger, un plat empli de tranches de cette viande. Et, juste à côté, un pot à moutarde. « Il s’apprêtait à dîner », assure Emilio Solis. « Il s’apprêtait surtout à dévorer son épouse », affirme le Procureur de la République interrogé par une chaîne de télévision du Venezuela. « Dans le freezer, nous avons retrouvé un pied et une paire de seins… » Ceux de sa petite amie, Ernesta.

Tout commence il y a quatre mois, dans un restaurant du centre-ville de Caracas. Armando, 35 ans et artiste-peintre de profession, y fait la rencontre d’Ernesta, une avocate de 29 ans. Sous le charme de cette femme à la fois brillante et séduisante, il entreprend de la conquérir en lui offrant une multitude de ses toiles et en dépensant le peu d’argent qu’il a pour elle : chaque jour, il l’invite quelque part, à l’opéra, au cinéma, au théâtre.  Cette persévérance finit par porter ses fruits : au bout d’un mois, le jeune peintre peut venir s’installer chez Ernesta. « Leur histoire d’amour s’annonçait comme la plus belle de l’année », glisse ironiquement le commissaire.

Le 8 juin au soir, une violente dispute éclate entre eux, en pleine rue. Ernesta vient d’annoncer à son peintre qu’elle a fait la rencontre d’un autre homme et qu’elle est tombée amoureuse de lui. En somme, elle veut quitter Armando. « Cette nouvelle l’a complètement déstabilisée », croit savoir Emilio Solis. Armando l’a frappée à mort sans doute en lui administrant des coups de poing très violents. Ensuite, il a enfermé son cadavre dans un cagibis. Il est allé se coucher et pendant deux jours, n’a plus retouché au corps de la victime, selon les explications qu’il a fournies à la police. Puis, un soir alors qu’il n’avait plus ni nourriture ni argent, il a rouvert le placard, en a sorti le cadavre et à l’aide d’un couteau de cuisine l’a découpé en morceaux comme s’il s’agissait d’une carcasse animale. Au cours de deux repas au moins, il s’est fait cuire des quartiers de viande et se les est servis en guise de plat principal. Depuis, Armando est surnommé par la presse du Venezuela le « Peintre cannibale ».

Sur le terrain, les enquêteurs sont à l’affût du moindre témoignage. Celui de la mère du peintre leur a sans doute permis de mieux cerner le profil du criminel. « Elle nous a décrit son fils comme un homme à la fois fragile et possessif ayant une aversion profonde pour ses semblables », raconte le commissaire. La description laissée par une ancienne fiancée d’Armando confirme ce « diagnostic » : « c’était un homme doux mais blessé par la vie, assez instable ».

Cependant, tous les témoins sont formels sur un point : le peintre était incapable de la moindre violence verbale ou physique. « Sa mère estime qu’un événement a dû le traumatiser au cours des dernières semaines pour qu’il en vienne à commettre des actes aussi ignobles », prévient le Procureur de la République. « Elle pense que la rupture avec Ernesta a fait déborder la coupe mais n’a pas été l’élément déclencheur de sa crise de folie. »

La police poursuit actuellement ses investigations afin de percer à jour le mystère.

Charles Comman/Otto Lustig