Veille de la suite

13 12 2008

Tu te relèves en fin de journée. Tu enfiles un vieux vêtement – juste un bas de pyjama – et sors de ta chambre sur la pointe des pieds, non pas que tu aies peur de déranger des voisins en faisant craquer le parquet, mais tes jambes sont fébriles. Ta tête est lourde aussi et tes nerfs, tes muscles se réenclenchent à peine.

Tu trouves une place quelque part dans ton salon, sur une chaise autour de la table à manger. Ou bien tu t’installes sur ton canapé ou alors sur un de tes fauteuils. Et tu restes assis là à ne rien faire, à réfléchir, à somnoler ; tu laisses tomber ta tête en avant pour finalement t’endormir. Il arrive que la télévision reste allumée pour maintenir un bruit de fond et couvrir le boucan qui monte de la rue.

En fin d’après-midi, ton sommeil devient si léger que tu es réveillé par un coup lointain de klaxon ou par la sonnerie du téléphone de l’appartement d’à côté. Lassé de rester allongé et les jambes engourdies, tu te lèves fébrilement et t’approches de la fenêtre ; en prenant appui avec tes coudes sur la rambarde, tu avances tes épaules et ta tête au-dessus du vide. De là, tes yeux suivent ce qui se passe dans la rue : les gens qui rentrent ou sortent de chez eux, les parents qui promènent leurs enfants, les voitures qui passent sans s’arrêter ou celles qui se garent.

Charles Comman/Otto Lustig

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