Viken et son double

19 11 2008

Mes proches le savent pertinemment : je ne suis pas un ami des chiens, loin s’en faut. Je les ai même en horreur, pour une raison que j’explique ainsi… Etant petit, un jour, un gigantesque berger allemand – que je taquinais innocemment – m’a couru après sur une dizaine de mètres avant de me sauter dessus et de s’agripper à moi. Je m’en suis sorti avec un bras cassé ou un simple muscle froissé. Le médecin italien qui dut m’ausculter dans la foulée de cette chute – survenue en territoire transalpin – ne semblait pas très sûr de lui. A moins que son diagnostic ait été exprimé clairement mais en italien. Or à l’époque je ne maîtrisais pas très bien cette langue. Toujours est-il que depuis cette inexorable tragédie, je maudis toutes formes, espèces et races de chiens, jusqu’au plus minuscule et innocent d’entre eux.

« Trois déjections, une injection » a même été pendant quelque temps ma devise. L’âge aidant, j’ai cru bon de passer à une autre phrase « symbole »…

Et puis, subitement, sans que je m’y attende, un être est entré dans ma vie. Un nouvel ami, apparu presque par enchantement, qui a, pour ainsi dire, bouleversé l’ordre de mon existence. Permettez-moi de vous raconter en quelques lignes notre rencontre.

J’ai été introduit auprès de lui par Viken dont il partage toutes les activités cinématographiques, littéraires, culinaires, et aussi – dit-on, nocturnes. On les voit, en effet, toujours traîner ensemble depuis quelque temps : dans les mêmes quartiers, les mêmes bars, les mêmes restaurants, les mêmes supermarchés. L’un ne sort plus sans l’autre et vice-versa. Je dirai même que l’un ne respire plus sans l’autre. Le partage et l’entente sont totales. Une magnifique osmose s’est créée entre eux en un rien de temps. Ce qui ne manque pas de surprendre lorsque l’on connaît – et c’est mon cas – la sauvagerie et le goût de l’indépendance de Viken.

Au gré des hasards, il était inévitable que je finisse par croiser Viken et son double. Hier, justement, je faisais mes courses dans mon supermarché favori et à l’intersection entre deux rayons, celui des produits d’entretien et de la nourriture pour animaux, je tombe nez à nez sur Viken et…Paros.

Paros, dans un premier temps, m’accueille avec réserve, me salue à peine, avant que Viken ne lui rappelle les règles de la bienséance, d’un regard aussi ferme que discret. Regard qui, évidemment, n’a pu échapper à la vigilance de mon œil perçant/persan.

A suivre…

Charles Comman/Otto Lustig

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